L’empathie puissance 7

On parle beaucoup d’empathie dans le cadre du développement personnel. Développement parfois un peu trop personnel d’ailleurs. Car s’il est vrai que l’empathie bien ordonnée commence par soi-même à quoi bon chercher la paix dans nos relations … si c’est pour vivre dans un monde sans air, sans eau, sans nature, en guerre … bref sans Vie ? Une fois de plus les Indiens d’Amérique nous ont transmis un enseignement majeur. Pas étonnant que ces femmes et hommes d’un autre temps aient été décimés par notre «civilisation » …

Petit rappel linguistique

Au fond c’est quoi l’empathie ? Le Larousse la définit comme ‘un phénomène permettant de se mettre à la place de l’autre’. Vaste sujet. Travail d’une vie même. Raison de plus pour le commencer sans délai. Sans oublier que le premier ‘autre’ qui fera l’objet d’un chantier c’est nos parts d’ombres qui nous font commettre le pire, l’irréparable parfois. Découvrir ses angles morts demande du courage. Celui d’affronter ses démons. De déconstruire son égo. De perdre son statut de dominant ou de puissant ou aussi celui de victime pour rencontrer son vrai pouvoir. Sa vraie force. De renoncer à tout jeu de pouvoir. Est-ce pour cette raison que les personnages politiques semblent cruellement absents de la sphère du développement personnel ?

Le réveil empathique

L’empathie ce n’est pas la sympathie. Celle-ci repose en effet sur une similitude harmonieuse de sentiments. Sans efforts. Le réveil empathique quant à lui nécessite une prise de conscience et du travail. Beaucoup de travail. Il exige tout d’abord un temps ‘initial’ qui est celui nécessaire pour s’éveiller et donc se décentrer. Pour revoir, parfois de fonds en comble notre système de croyances culturelles, religieuses et familiales. Cet effort initial est loin d’être évident car l’être humain n’intègre pas si facilement l’idée qu’il n’est pas le centre unique de son monde. Beaucoup restent englués dans ce fantasme de petit enfant mal éduqué. Ou mal aimé, en dépit parfois de belles apparences. Certains de nos dirigeants actuels ont sont la preuve vivante et parfois caricaturale. Que ce soit dans le domaine politique ou privé.

Entré en phase de réveil, l’humain aura acquis la liberté d’aller vers l’autre. Et par là même celle de commencer, petit à petit, à déconstruire les murs qui le séparaient de tous ces ‘étrangers’ parfois si proches. Ce travail d’empathie est essentiel pour construire de belles relations. Aujourd’hui, on peut même dire qu’il est vital pour la survie de l’espèce humaine.

Pas évident car – c’est bien connu – l’enfer c’est les autres …

L’effort empathique demande du temps

L’effort empathique coûte cher. Pas en argent. Mais bien en temps et en énergie pour comprendre l’autre. Pour vraiment le comprendre. Pour trouver un langage commun. Pour accepter d’entrer sur son continent inexploré et forcément inconnu. Et ce temps- là est aussi indéterminé et nécessaire que le temps de la découverte de son propre territoire.

Comprendre les peurs de l’autre, ses besoins les plus fondamentaux et ses vraies demandes exige d’accepter que ce n’est pas seulement NOTRE tempo qui donnera le rythme. L’empathie est une danse à deux temps.

De nombreuses études ont montré que l’empathie est un processus complexe, subtil, et semé de moments de rechute. Soit que nous ne parvenons pas à comprendre l’autre. Soit que nous réveillons chez nous (et chez l’autre) d’anciennes blessures de rejet, trahison, humiliation abandon etc …

Alors les émotions nous engloutissent et perturbent, faussent voire interrompent le travail d’empathie.

L’empathie est un travail complexe et subtil. Presqu’une science. Un art. Qui mériterait en tout cas qu’on l’étudie à l’école au moins autant que certaines matières souvent peu exploitées ensuite dans notre vie d’adulte.

Notre rapport au temps et à l’argent

En matière d’empathie, le temps ne peut pas être converti en argent. Le dicton populaire « le temps c’est de l’argent » n’a pas droit de cité dès lors que l’empathie serait reine. Puisque la durée pour la découverte de l’autre est une inconnue, notre investissement ne peut être perçu ou exprimé sous forme de rendement, de retour sur investissement, d’intérêt comptable et encore moins de spéculation.

Pour que notre société gagne en empathie et puisse changer de paradigme il est même probable que le dicton doive retourner sa veste. Le temps devra l’emporter sur l’argent. Car seul le temps nous permettra de découvrir l’autre. Combien de dirigeants ou cadres dits supérieurs n’ont t-ils pas amèrement regretté tout le temps passé à bosser en négligeant leurs enfants, leur famille. Et comprennent trop tard que le temps ne se rachète pas. Pas plus que les billets de banque ne se mangent. L’argent rapide (spéculation, bourse), la cupidité et l’avarice sont les pires ennemis de l’empathie.

La leçon Iroquoise

Les Iroquois connus aussi sous le nom des ‘Cinq nations’ vivaient historiquement dans le nord des Etats-Unis. Plusieurs hypothèses circulent sur l’origine du mot ‘Iroquois’.

Les Cayugas sont aussi appelés Goyogouins en français, Guyohkohnyo (peuple du grand marais) dans leur propre langue ;
les Mohawks, qui aujourd’hui se désignent eux-mêmes par ce nom anglo-français signifiant « mangeurs d’homme » dans la langue de leurs rivaux abénaquis, étaient appelés Agniers par les colons français, le terme autochtone étant Kanienkehaka signifiant peuple des étoiles (étincelles de silex) ;
les Oneidas sont aussi appelés Onneiouts en français ;
les Onondagas sont aussi appelés Onontagués en français ;
les Sénécas (Senecas en anglais), jadis les Sénèques en français, sont aussi appelés Tsonnontouans d’après leur nom autochtone ;
les Tuscaroras (la sixième nation, 1722), n’ont pas d’autre nom usité.

Les quelques 125.000 survivants de ce peuple s’appellent eux-mêmes ‘Haudenosaunee’ : peuple aux longues maisons. Ils sont décrits en 1650 par les jésuites comme un peuple égalitaire. La notion de propriété privée des terres et des habitations leur est parfaitement étrangère. Leur organisation sociale est matrilinéaire et matrilocale. Car non seulement la mère détermine le lignage mais ce sont aussi les femmes qui gèrent la terre. Après son mariage, l’homme emménage chez son épouse. Ce sont les femmes qui choisissent les chefs de clan.

Les Cinq-Nations (devenues par la suite les Six-Nations) étaient liées entre elles par une constitution commune appelée Gayanashagowa ou « grande loi de l’Unité ». Elle s’est transmise pendant plusieurs siècles sous forme de maximes récitées par cœur. Rédigée en 1720, elle est composée de 117 paragraphes et préfigure les écrits constituants des pères fondateurs de l’Amérique moderne.

La nation Iroquoise basait donc sur la ‘grande loi de l’Unité’. Chez ces peuples vivant près de la nature, on n’était donc pas loin de comprendre le grand tout et ce que la science moderne a mis des centaines d’années pour commencer de découvrir avec Einstein et ses disciples : le temps est une illusion. Tout est connecté.

 

 

Les Iroquois et le temps

C’est peu dire que les Iroquois avaient une toute autre relation au temps qui passe. On raconte que les colons français qui négociaient avec eux devenaient fous d’impatience devant les longues et imperturbables cérémonies auxquelles ils devaient assister avant de passer aux choses concrètes. Les Iroquois avaient le temps. Prenaient le temps. Au point de donner l’impression que le temps (long) était au centre de leurs préoccupations.

 

Et c’était effectivement le cas : le temps leur était essentiel pour trouver la tranquillité, la patience, le sens de la modération et de l’équilibre.

Nous sommes les ancêtres du futur

Mais le plus inspirant dans le rapport des Iroquois avec le temps est sans nul doute le principe de la septième génération. Omniprésent dans leur rhétorique. Dans toutes leurs réunions, dans chaque délibération, siégeait un personnage clé : le représentant de la septième génération qui leur succéderait. Celui-ci prenait la parole en tant que représentant des arrière-arrière-arrière ….. petits-enfants qui auraient à assumer les conséquences de leurs choix d’aujourd’hui. Cela implique la reconnaissance d’un lien empathique FORT unissant les différentes générations. Un lien qui se devait d’être constamment gardé, entretenu et renforcé. Les générations à venir étaient donc invitées à la table des négociations. Elles étaient prises en compte dans les choix du présent.

Le but du jeu n’était pas tant de ‘deviner’ ce que l’avenir leur réservait. Mais bien d’adopter une posture d’empathie à la 7 ème puissance pour des ‘gens’ qui allaient être leurs descendants et qu’ils ne verraient jamais de leur vivant.

Faire preuve d’empathie pour nos lointains descendants

Pierre Lucas, senior-coach, co-fondateur BAO Elan Vital, administrateur BAO Group

Penser aux humains qui fouleront cette terre d’ici 7 générations est un acte gratuit. Inconditionnel. Donnant toute sa puissance et son sens à l’empathie. Tant il est vrai que sur 7 générations nos sangs se mélangent au point de rendre absurde toute volonté de distinction, de séparation. La notion de famille nucléaire s’efface pour laisser la place à foyer ‘familial’ qui confine à la terre entière. Un rapide calcul nous démontre que notre sang est le résultat d’un mélange de près d’un milliard de personnes différentes … sur une échelle de deux millénaires… Quelle folie que de vouloir ériger des murs entre gens qui ne se connaissent pas. Pire : entre générations.

Que diraient nos lointains descendants s’ils savaient ce que nous faisons aujourd’hui pour préserver leur avenir? Leur air. Leur eau. Leur paix.

Et, nous les humains d’aujourd’hui, à quelle puissance sommes-nous? Que faisons-nous pour cultiver l’empathie et la générativité? Et que ne faisons-nous pas encore assez?

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